وَعَلَى ٱلثَّلَٰثَةِ ٱلَّذِينَ خُلِّفُواْ حَتَّىٰٓ إِذَا ضَاقَتۡ عَلَيۡهِمُ ٱلۡأَرۡضُ بِمَا رَحُبَتۡ وَضَاقَتۡ عَلَيۡهِمۡ أَنفُسُهُمۡ وَظَنُّوٓاْ أَن لَّا مَلۡجَأَ مِنَ ٱللَّهِ إِلَّآ إِلَيۡهِ ثُمَّ تَابَ عَلَيۡهِمۡ لِيَتُوبُوٓاْۚ إِنَّ ٱللَّهَ هُوَ ٱلتَّوَّابُ ٱلرَّحِيمُ 118
Allah accepta le repentir des trois hommes que sont Ka’b ibn Mâlik, Marârah ibn ar-Rabî’ et Hilâl ibn `Umayyah, qui avaient vu l’acceptation de leur repentir pour ne pas avoir participé à la Bataille de Tabûk remise à plus tard. Comme le Prophète avait ordonné aux gens de les boycotter, ils ressentirent une tristesse et une mélancolie telles que la Terre leur parut étroite malgré son immensité, et leurs poitrines se resserrèrent tant ils ressentaient cette solitude pesante. Ils surent qu’ils n’avaient d’autre refuge qu’Allah Seul et Il leur fit miséricorde en les faisant se repentir et en acceptant ensuite leur démarche. Il est Celui qui accepte le repentir de Ses serviteurs et Celui qui est miséricordieux envers eux.
يَٰٓأَيُّهَا ٱلَّذِينَ ءَامَنُواْ ٱتَّقُواْ ٱللَّهَ وَكُونُواْ مَعَ ٱلصَّٰدِقِينَ 119
Ô vous qui croyez en Allah, suivez Son Messager et pratiquez Sa religion, craignez Allah en vous conformant à Ses commandements et en délaissant Ses interdits, et soyez parmi les véridiques dans la foi, les dires et les œuvres, car vous ne trouverez le salut qu’en étant véridiques.
مَا كَانَ لِأَهۡلِ ٱلۡمَدِينَةِ وَمَنۡ حَوۡلَهُم مِّنَ ٱلۡأَعۡرَابِ أَن يَتَخَلَّفُواْ عَن رَّسُولِ ٱللَّهِ وَلَا يَرۡغَبُواْ بِأَنفُسِهِمۡ عَن نَّفۡسِهِۦۚ ذَٰلِكَ بِأَنَّهُمۡ لَا يُصِيبُهُمۡ ظَمَأٞ وَلَا نَصَبٞ وَلَا مَخۡمَصَةٞ فِي سَبِيلِ ٱللَّهِ وَلَا يَطَُٔونَ مَوۡطِئٗا يَغِيظُ ٱلۡكُفَّارَ وَلَا يَنَالُونَ مِنۡ عَدُوّٖ نَّيۡلًا إِلَّا كُتِبَ لَهُم بِهِۦ عَمَلٞ صَٰلِحٌۚ إِنَّ ٱللَّهَ لَا يُضِيعُ أَجۡرَ ٱلۡمُحۡسِنِينَ 120
Il ne convient pas aux habitants de Médine ni aux Bédouins des alentours de rester en retrait alors que le Messager d’Allah sort lui-même combattre. Il ne leur convient pas non plus d’avoir plus peur pour leurs propres personnes que pour le Prophète. Il leur incombe plutôt de sacrifier leurs propres personnes plutôt que d’attendre du Prophète qu’il sacrifie la sienne pour eux. La raison en est que lorsqu’ils endurent la soif, la fatigue et la faim pour la cause d’Allah, provoquent la colère des mécréants en traversant un pays, tuent leurs ennemis, les capturent, saisissent leurs biens en guise de butin et les vainquent, cela leur est compté comme la récompense d’une bonne œuvre qu’Allah accepte d’eux. Allah ne rend pas vaine la rétribution des bienfaisants mais la leur remet intégralement et leur ajoute même un surplus.
وَلَا يُنفِقُونَ نَفَقَةٗ صَغِيرَةٗ وَلَا كَبِيرَةٗ وَلَا يَقۡطَعُونَ وَادِيًا إِلَّا كُتِبَ لَهُمۡ لِيَجۡزِيَهُمُ ٱللَّهُ أَحۡسَنَ مَا كَانُواْ يَعۡمَلُونَ 121
Ils ne dépensent pas de leurs biens, que la dépense soit modeste ou conséquente, ni ne traversent une vallée, sans que leur dépense et leur voyage ne soient inscrits à leur actif et rétribués par Allah. En effet, Allah leur remettra dans l’au-delà la rétribution des œuvres qu’ils accomplissaient.
۞وَمَا كَانَ ٱلۡمُؤۡمِنُونَ لِيَنفِرُواْ كَآفَّةٗۚ فَلَوۡلَا نَفَرَ مِن كُلِّ فِرۡقَةٖ مِّنۡهُمۡ طَآئِفَةٞ لِّيَتَفَقَّهُواْ فِي ٱلدِّينِ وَلِيُنذِرُواْ قَوۡمَهُمۡ إِذَا رَجَعُوٓاْ إِلَيۡهِمۡ لَعَلَّهُمۡ يَحۡذَرُونَ 122
Il ne convient pas que tous les croyants sortent combattre, afin que, si l’ennemi venait à les vaincre, ils ne soient pas exterminés. Qu’un groupe sorte combattre pendant qu’un autre reste avec le Messager d’Allah et approfondit ses connaissances religieuses, en écoutant les versets du Coran qui lui sont récités ou les jugements religieux qui lui sont enseignés, puis avertit et enseigne ce qu’il a appris aux siens à son retour, afin qu’ils prennent garde au châtiment et à la punition d’Allah. Ils se conformeraient alors à Ses commandements et délaisseraient Ses interdits. Ce verset concerne les bataillons que le Prophète dépêchait çà et là et avec lesquels il choisissait d’envoyer certains de ses Compagnons.
1- Il est obligatoire de craindre Allah et d’être véridique. Ces deux vertus permettent d’être préservé de la perdition.
2- Il est extrêmement méritoire de dépenser pour la cause d’Allah.
3- La dépense pour la cause d’Allah est aussi obligatoire que le jihâd. La religion ne s’établit que par ces deux obligations allant de pair.